Serge Reggiani
COMME ELLE EST LONGUE À MOURIR MA JEUNESSE


Comme elle est longue à mourir ma jeunesse, ma jeunesse dans mon coeur.
Ne l'ai-je jamais trahie ma jeunesse
Qui me laisse à mon émoi et qui s'en va de moi
Comme elle est longue à mourir cette rose, cette rose de la vie.
La plus belle du jardin des folies
Une rose, la dernière du jardin qu'on oublie
Comme ils sont lourds à porter dans l'automne dans l'automne de la vie
Ces rêves qui vont sombrer sans personne, sans personne pour les soigner
Il faut se résigner
Mais je regarde fleurir une rose, une rose du printemps
Et je retrouve soudain quelque chose sous ma main
Oui je sens le corps d'airain d'un jeune homme, d'un jeune homme
Qui ne veut pas mourir


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